● 1985 : L’un des points culminants de cette fin du Love at First Sting Tour est la prestation de nos Scorpions au festival Rock in Rio, au Brésil, où ils jouent devant un demi-million de headbangers en seulement deux soirées.
La plupart des shows de la tournée mondiale ont été enregistrés et/ou filmés. A leur retour en Allemagne, les cinq musiciens prendront le temps, avec Dieter Dierks, d’écouter et visionner les kilomètres de bandes, afin d’en sélectionner les meilleurs morceaux et d’en faire un album live. Ce sont les concerts en Californie, en France et en Allemagne (les trois pays où le groupe a le plus donné de shows) qui fournissent la chair dont est fait le World Wide Live (le “Live à Travers le Monde”), qui sort en juin en double vinyle. L’un des 20 lives de légende selon le Hard Rock Magazine Spécial 20 ans (en 2004). Un honneur mérité pour un live regroupant tous les morceaux mythiques de l’Âge d’Or, avec un son destructeur, et capturant la folie et la fureur des concerts du groupe de l’époque. L’album sort également en cassette vidéo, amputé hélas de plusieurs chansons, mais montrant des images live dans davantage de villes et de pays (New York, Japon, Brésil...).
A l’occasion de la sortie de ce live, les Scorpions participent à différents festivals pendant l’été, dont celui de Knebworth le 22 juin, où ils jouent juste avant Deep Purple. Un sacré destin pour ce petit groupe allemand sans avenir, promis à l’échec, qui avait justement commencé en faisant des reprises du groupe de Roger Glover. Destin d’autant plus marquant que sur l’affiche de ce festival apparaissait, nettement plus bas, le nom d’un groupe nommé UFO...
Comme l’avait été Tokyo Tapes en son temps, ce World Wide Live marque la fin d’un chapitre, et un autre commence.